votre metier d'aujourd hui pendant la libération ...

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votre metier d'aujourd hui pendant la libération ...

Message  Invité le Jeu 25 Mar - 15:49

bonjour sur ce post, il vous est possible de publier des articles qui concerne votre métier d'aujourd'hui ou d un métier qui vous passionne, et de faire connaitre les méthodes et condition de travail a cette époque .

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Re: votre metier d'aujourd hui pendant la libération ...

Message  Invité le Jeu 25 Mar - 15:49




La gendarmerie est la force armée chargée de
missions de police
parmi les populations civiles. En outre, elle
exerce des fonctions de
prévôté au sein des armées sur les théâtres
d'opérations extérieurs. Les
membres de ce corps sont appelés
gendarmes, ou « soldats de la loi ».
Le terme « maréchaussée » est également mais plus
rarement
utilisé (exemple de la Maréchaussée royale aux Pays-Bas),
pour désigner ce type d'unité.


L'arrivée
massive et brutale des Alliés sur les côtes normandes, le 6 juin 1944,
confrontent
les gendarmes aux réalités de la guerre. La brigade de

Sainte-Mère-Eglise, commandée par l'adjudant Julien Huault, à
l'effectif
de six hommes, voit atterrir les premiers soldats américains
parachutés
en France. Malgré l'espoir suscité par cet
événement, la
gendarmerie est durement éprouvée par les
bombardements. La seule
compagnie de la Manche compte ainsi 25 casernes
détruites dont 12 en
totalité, ainsi que 29 tués et 20 blessés
parmi le personnel et
les familles. Les sacrifices subis n'entament
pas la détermination
du personnel dont la première réaction est de
protéger les
populations locales. A Montebourg, par exemple,
la violence des
combats et la destruction de la localité n'empêchent
pas les
gendarmes de rester sur place pour aider les sinistrés.




En dépit des pertes, le débarquement
représente souvent
le signal que les gendarmes attendaient pour entrer
en lutte ouverte
contre l'occupant. Certains demeurent à
leur poste dans les
brigades, devenant des guides ou des agents de
renseignements pour
les Alliés. D'autres, de plus en plus nombreux,
rejoignent isolément
ou en unités constituées les différents
maquis. Là, ces
militaires de formations deviennent autant
d'instructeurs ou de
cadres pour les maquisards. Apportant leurs armes
et leur matériel,
ils participent activement aux opérations de
libération du
territoire national. Dans le Var, la compagnie
regroupée à
Draguignan, sous les ordres du chef d'escadron Favre,
chasse, avec
l'aide des forces françaises de l'intérieur (FFI), les
Allemands
de la ville le 15 août 1944. Au cours de ce même mois, le
colonel
Henry, commandant la légion du Berry, ne cesse de harceler
l'ennemi.

Parfois,
à
la demande des Alliés, des gendarmes sont détachés au sein de
leur
Military Police pour constituer des équipes mixtes. C'est ce
qui arrive
au gendarme
Charles Fontaine, un réfugié alsacien
accueilli clandestinement à la
brigade de Cannes. Après la
libération de la ville, les Américains
recherchent de jeunes
sous-officiers sans enfant pour les
emmener avec leur Military
Police. Malgré l'accouchement récent de
sa femme, Charles Fontaine
part donc avec les libérateurs américains. Il
ne se doute pas qu'il
ira ainsi jusqu'en
Autriche.






Enfin, des gendarmes ayant rejoint
les FFI décident de poursuivre la
lutte contre l'occupant, au sein des
armées. Le gendarme Gaston
Houpert, de la brigade de
Piègut-Pluviers (Dordogne) passe ainsi
aux FFI dès le 7 juin 1944.
Ce sous-officier se fait incorporer dans
une unité de la Résistance,
dite " Secteur Nord de la Dordogne ",
commandée par le
lieutenant-colonel Rac. Nommé maréchal des
logis-chef, puis adjudant
FFI, il participe avec son unité à la
libération de Périgueux,
Angoulême et Cognac. Plus tard, cette
formation, devenue le
50ème régiment d'infanterie, participe à
l'attaque de Royan et à la
prise de l'île d'Oléron. C'est là que le
gendarme Houpert sera tué, le
30 avril 1945.




Au cours de l'année 1944, la
gendarmerie départementale a donc
contribué à la Libération de
différentes manières. Dans les
brigades, des gendarmes ont facilité
l'action de la Résistance et
des Alliés en mobilisant les moyens mis
à leur disposition. Dans
les maquis, ces militaires ont fourni des
instructeurs et des
cadres. Dans les armées de la
Libération, les prévôtés ont assuré
des missions aussi variées que
la sécurité des QG ou la protection
des populations locales.

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