Camp de résisant la Gérarderie Lignère La Doucelle.13 Juin 1944 (page1)

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Camp de résisant la Gérarderie Lignère La Doucelle.13 Juin 1944 (page1)

Message  Vini le Mar 3 Mar - 9:09

Bonjour à tous,

Au fur et à mesure de mes recherches, je remarque que l'activité résistante en Mayenne à été très forte. Voici encore un exemple de ce refus de l'occupation. Il s'agit du camp de résistant situé au Lieu-Dit La Gérarderie à Lignère la Doucelle (Aujourd'hui Lignières-Orgères).


Les ruines de La Gérarderie.

"Vers la fin mai 1944, le commandant Pétri, de Rennes — dit Loulou, — chef des F. T. P. bretons, demanda à M. Rave, instituteur à La Baroche, avec qui il était eu liaison, de prévoir l'organisation d'un maquis dans la région Nord-Est de la Mayenne.

Des F. T. P. d’llle-et-Vilaine et des Côtes-du-Nord, des évadés de la prison de Vitré, sous le commandement de Loulou, constituèrent le noyau principal des combattants. A eux se joignirent des Mayennais des groupes locaux de résistance (groupe Rave) et des Ornais (groupe du commandant Viel, de la Ferté-Macé).

L'armement fut assuré par l'A.S., grâce à là répartition d'un dépôt de 5 tonnes camouflé chez M. Gautier à la Baroche-Gondoin et à quelques armes transportées du maquis de Fougères à Lignières. La petite troupe avait établi son camp à la ferme de la Gérarderie, située à 2 km 800 à vol d'oiseau au sud du bourg de Lignières, à l’orée même de la forêt de Monnaie, Le lieu était excellemment choisi. La ferme de la Gérarderie était occupée et exploitée par un célibataire, Eugène Bobot, âgé de 50 ans, membre de la résistance locale ; elle était desservie, à partir de la route Lignières-Saint-Calais, par un seul chemin de terre, long d'environ 1 kilomètre, bas, couvert et en très mauvais état ; les bâtiments, masqués par la végétation très dense des haies et de la lisière de la forêt, échappaient aux regarda jusqu'aux approches mêmes de la ferme.

Aucun incident ne marqua la vie des maquisards pendant la première quinzaine de leur séjour à Lignières. Mais il est certain que leur présence avait été portée à la connaissance des occupants par des dénonciations. C'est ainsi qu'à la suite d'un coup de main exécuté le 13 Juin, un détachement allemand de la Ferté-Macé se livrait sans la moindre hésitation à une expédition punitive contre le camp de la Gérarderie.

L'attaque allemande du 13 juin:


Le mardi 13 juin 1944, en effet, un groupe de F» T, P. de ce camp conduit par Loulou avait été chargé d'attaquer les transports allemands dans la région de la petite localité d'Orgères. Vers 10 heures du matin, le groupe attaquait avec succès au lieu dit « Le Fougeray », à la limite même de la Mayenne et de l'Orne , un camion de la Wehrmacht, transportant une douzaine d'hommes. Sept ennemis étaient tués, 3 faits prisonniers, Malheureusement le reste des occupants du véhicule pouvait s'échapper et donner l'alarme.

Un blessé du maquis, Paul Lasnier, et un prisonnier allemand étaient conduits à la ferme de la Cornière, chez M. Catois fils. Deux autres prisonniers étaient amenés à la Gérarderie.


Vers 14 heures, des renforts allemands — une compagnie» — venus en camion de la Ferté-Macé, cernaient le bourg de Lignières et, aidés par les miliciens qui en profitèrent pour piller le bureau de tabac, maintinrent en respect une partie de l'après-midi la population terrorisée. Un groupe d'Allemands se rendit à la ferme de la Cornière pour délivrer le prisonnier et s'empara du blessé qu'ils martyrisèrent littéralement.

Au cours de l'après-midi les mêmes Allemands qui arrêtaient et retenaient à la ferme les personnes de passage, arrêtèrent le Docteur Lasserre, de Pré-en-PaiI, qui venait pour donner ses soins aux blessés du maquis, ainsi que M. Planchais, vétérinaire, qui avait conduit le médecin en auto. Les deux hommes furent contraints de rester allongés à terra, dans la ferme, et à plusieurs reprises furent brutalement frappés. Chez M. Royer, les Allemands arrêtèrent M. Desmeulles1, professeur d'histoire à Alençon, chef départemental de l'A.S. de l’Orne qui se trouvait là malencontreusement, et frappèrent sauvagement Mme Royer pour lui faire avouer où était son mari.


Le soir du même jour, vers 19 heures, les mêmes troupes allemandes en camion débouchaient à l’entrée du village de la Fouchardière (où vient aboutir le chemin de la Gérarderie), sur la route de Saint-Calais, et procédaient immédiatement à l’attaque du camp.

C'est Alain Le Gac, natif de Pleurtuit, 21 ans, ouvrier imprimeur, qui se trouve être de guet pour la défense de la ferme. Il est armé d'un fusil-mitrailleur. Dès qu'il voit les premiers soldats allemands dans sa zone de visée, il lâche sa première rafale. A ce moment là, c'est le branle-bas de combat. Lors du combat, le commandant Pétri se trouvait dans le grenier de la ferme avec un groupe de camarades et ils faisaient feu sur les assaillants afin de les contenir à distance et permettre au gros de la troupe de gagner les couverts de la forêt de la Monnaie. Le commandant Pétri a retraité à l'extrême limite, avec deux hommes, alors que les grenades à manches éclataient près de lui.

La petite troupe de F, T. P. dut céder sous la supériorité du nombre et de l'armement. Mais tous les maquisards ne purent s'échapper.


Plusieurs furent tués à leur poste de combat, dans la ferme. Sept autres devaient être capturés et sauvagement abattus par les Allemands. Ceux-ci devaient payer cher leur attaque, puisque 22 des leurs tombèrent, y compris le lieutenant commandant la compagnie qui mourut à l'hôpital d'Alençon.
Les sept victimes françaises furent amenées an carrefour de la Fouchardière, près du lieu de stationnement des camions allemands. Alignés le long de la clôture de fil de fer barbelé d'un petit enclos voisin, ils furent exécutés presque à bout portant. Il s'agissait de :"


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Suite (Page 2).

Message  Vini le Mar 3 Mar - 16:14

"René Pelé, né le 26 mars 1924, à Fougères. Biographie
Auguste Leduc, né le 9 octobre 1922, à Fougères.
François Cheminel, né le 26 novembre 1924, à Ernée. Il a pris part à l'attaque des garages OPEL à Fougères et a délivré de fausses cartes d'identité et ravitaillé le maquis de Fougères. Arrivé au maquis de Lignères-la-Doucelle en Mayenne, il participe à la pose de mines sur les routes et aux attaques de convois. Le 13 juin, il participe à la défense du camp. Fait prisonnier, il est fusillé en compagnie de 10 de ses camarades.
Paul Lasnier, né le 4-janvier 1925, à Laignelet (I & V)
Robert Gougeon, né le 28 août 1925, à Fougères. (Avait participé à l'attaque de la prison de Vitré).
Gilbert Zoccoolini, né le 4 avril 1914, à Fory-sur-Seine.
Marcel Cottin, Né le 19 février 1898, à Saint-Denis{Seine) demeurant à Lignières.










Il faut souligner que les Allemands ont aggravé leurs crimes en fusillant parmi ces 7 victimes, 2 blessés : Paul Lasnier et Gilbert Zoccolini, Mlle Simone Viel (la fille du commandant), de la Ferté-Macé, agent de liaison, fut également arrêtée, interrogée, puis finalement emmenée à Alençon et déportée.

VIEL / PUECH Simone , dite Simone Verger, née le 28 mai 1920 à St-Calais (72).Déportée de Paris, gare de l’Est le 3 août 1944 vers Sarrebruck (camp de Neue Bremm). matricule 51443. Autre lieu de déportation: Ravensbrück, Gartenfeld où elle libérée le 22 avril 1945.
(Voir son témoignage dans topic)


Quant aux autres victimes retrouvées après le combat dans la ferme qui avait été incendiée en représailles par les Allemands, leur identification fut plus difficile, car certains cadavres étaient calcinés.

Il s'agissait de :

Roland Bourgoin, dît «Delattre» né le 18 avril 1917 à Lorient, demeurant à Rouen.
Eugène Richomme, né le 10 mars 1925, à Rennes.(Avait participé à l'attaque de la prison de Vitré)
Pierre Jouan, né le 18 avril 1890, à Collinée (Côtes-du-Nord)

Pierre Jouan
Alain Le Gac, de Dinard.(Avait participé à l'attaque de la prison de Vitré)
Le propriétaire de la ferme, Eugène Bobot, né le 5 avril 1883 à Lignières» fut retrouvé dans un champ voisin, où il avait été tué au moment de la bataille alors qu’il se disposait à traire ses vaches.



A la suite du combat du 13 juin, les Allemands ont usé d'autres représailles en incendiant, le vendredi 16 juin, divers immeubles dont ils savaient que les occupants avaient une activité dans la Résistance. C'est ainsi qu'ont été brûlées :

L'école publique de garçons, la maison du maire, M. (Catois, la maison de Mme Fléchard, et la ferme de M. Catois fils, où s'étaient déroulés, le 13 juin, les événements relatés plus haut.

Il paraît acquis que l'attaque allemande contre le camp de la Gérarderie a été entreprise à la suite de dénonciations relatives au lieu de retraite des maquisards. On ne s’expliquerait pas autrement que les Allemands soient venus directement, le 13 juin, à la Cornière et, le soir, attaquer la petite formation française.
Les soupçons pouvaient se porter sur quatre miliciens d'Argentan, les nommés D..., L..., J... et N...., et plus particulièrement sur les deux premiers, D... et-L... qui, le 7 juin au soir, étaient venus se présenter chez M. Royer, instituteur public à Lignières, se faisant passer pour des maquisards désireux de se joindre au groupe local. M. Royer put, heureusement, éventer le piège à temps et prendre les mesures de sécurité nécessaires. Entre temps, les faux maquisards qui s’étaient mêlés aux gens du bourg avaient pu obtenir quelques renseignements.
Les miliciens travaillaient également en liaison avec les époux B..., de Joué-du-Bois (Orne).
L..., N... et les époux B... ont été arrêtés après la libération.

En ce qui concerne les troupes allemandes qui ont participé à l'attaque de la Gérarderie, aucune indication ne peut être fournie, sinon qu'elles devaient venir de la Ferté-Macé.
Le commandant allemand de cette place était connu dans la région sous le surnom de « Don Quichotte ».
On connaissait également le nom du chef de la Gestapo d'Alençon» Hantz, qui résidait à Condé-sur-Sarthe."


Source:Printemps et été 1944 à Lignieres la Doucelle et Orgeres la Roche VIE, DRAMES, ESPOIRS ET LIBERATION
D'Andre ROBERT et Christian FERAULT
Avec la participation de Madeleine CATOIS et Pierre TONNELLIER


Pour le courage de ses maquisards la Commune de Lignières-Orgères reçut une citation à l'ordre du Régiment.



Cordialement,

Vini.


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Le témoignage de Simone Viel Puech témoin de l'attaque de La Gérarderie.

Message  Vini le Mar 3 Mar - 16:21

Témoignage de Simone Viel Puech.

«A la Gérarderie, le 13 juin 1944, après le repas de midi, « Maxime» (mon père Almire Viel), « Marsouin » (André Mazeline), « André » (Albert Rave) attendent en vain « Gérard » (Daniel Desmeulles), chef départemental de l'AS de l'Orne qui venait inspecter notre maquis En effet, prisonnier dans l'école de Lignières, où il était venu demander notre position exacts, Gérard était alors transféré par la Gestapo à la prison d'Alençon. Maxime, après avoir confié le commandement du maquis en son absence à André, part avec Marsouin et Georges (Rodrigues) peu de temps avant l'attaque.


La bataille commence par des rafales de FM allemand récupéré le matin même, tenu, assez loin de la ferme, par Roland et Alain, puis bientôt les coups fusent de toute part. Rave dirige la défense pendant plus de deux heures, puis il ordonne le repli. C'est à ce moment qu'Alain Legac rentre, blessé à la tête et au bras. Je lui fais rapidement un pansement au bras (j'ai passé en 39-40 à la Croix Rouge d'Alençon, pendant ma scolarité à l'École Normale, les épreuves d'infirmière auxiliaire de la Croix Rouge française). Mais il est trop tard pour décrocher. Roland gît à quelques mètres de la porte, la face contre le sol ; il est facile de le reconnaître à ses cheveux roux. Alain continue à se battre et lance du seuil les grenades que je lui passe ; puis il me donne l'ordre de tuer les deux Allemands prisonniers, enfermés dans la pièce du fond Pendant que j'y vais, Alain réussit à sortir et à grimper au grenier juste au-dessus retrouver des munitions : il continue ainsi à lancer de nombreuses grenades, puis je ne l'entends plus. Bientôt, l'ennemi arrive sur le seuil ce la ferme ; je jette le revolver avec lequel je tenais en respect les deux Allemands prisonniers, qui sortent comme des fous, et je suis faite prisonnière et poussée vers quelques camarades déjà désarmés. Je découvre au carrefour du chemin le mortier dont les coups ébranlaient si fort cette vieille demeure qui, de l'extérieur semble presque détruite, Nous sommes entraînés par le chemin jusqu'au carrefour de La Fouchardière où nous rencontrons un paysan voisin, Marcel Cottin, qui paiera de sa vie son obstination à aller chercher ses vaches dans son champ.

Nous sommes avec lui 7 alignés, mains à la nuque, face au talus, les pieds dans le fossé. Il fait presque nuit quand on m'ordonne de me retourner : j'entrevois mes deux prisonniers qui s'expliquent avec des hommes en civil. Ceux-ci me font monter sur un camion militaire où un blessé est allongé, pendant que de l'avant du même camion, ils font monter Paul Lasnier, le blessé français du matin, qu'ils avaient trouvé chez Catois, à la ferme de La Cornière. Tous les camarades sont entraînés dans un champ voisin. J'entends une longue fusillade mais d'où je suis, je ne peux rien voir.

Mon camion part aussitôt pour s'arrêté: à Lignères chez Catois, où le docteur Lasserre, prisonniers des Allemands avec le vétérinaire Planchais de Pré-en-Pail, monte dans le camion, examine le blessé et dit qu'il faut le transporter tout de suite à l'hôpital, aussi, avant de se décharger de moi à la prison d'Alençon les soldats passent-ils par l'hôpital où nous entrons jusqu'au pavillon de chirurgie où cet officier mourra. C'est seulement vers minuit que je me suis retrouvée seule au Château des Ducs, prison d'Alençon. Gérard (Desmeules) m'y a précédée de quelques heures, le Docteur Planchais y est amené dans la nuit mais nous réussiront tous trois à ne pas sembler nous reconnaître. Méfiante, la Gestapo nous dirigera, avec beaucoup d'autres, dont ma propre mère, vers l'Allemagne.

Or, Gérard, que j'avais eu l'occasion de rencontrer souvent comme agent de liaison, venait de séjourner chez mes parents une dizaine de jours quelques mois avant , et le Docteur Planchais avait, quelques semaines avant tout ceci, réussi avec des amis, Albert Rave et Georges Rodrigues, à tirer ma mère des griffes des Allemands, deux heures avant l'expiration du délai donné à mon père pour se présenter à la Kommandantur de la Ferté-Macé ; échappé du convoi qui le menait en Allemagne, il exerce toujours, je crois, à Pré-en-PaiL.

Quant à moi, recherchée sous mon vrai nom, j'ai pu donner comme identité Simone Verger et c'est ainsi que, par la suite, j'ai pu ne pas quitter ma mère, Marcelle Viel. arrêtée le 13 juin 1944 à Saint Léonard des Bois (Sarthe) et que je l'ai retrouvée en prison comme en camp de concentration et en Kommando car nos noms étaient proches sur les listes alphabétiques des SS .

J'ai regretté bien des fois en captivité en Allemagne, aux camps de Ravensbrück et de Sachsenhausen. de n'avoir pas exécuté mes deux prisonniers allemands au cours du combat, mais Maxime, mon père, qui commandait le maquis avait dit : « Nous sommes des combattants, non des tueurs ». Je crois qu'il avait raison.


La Ferté Macé le 7 septembre 1968. Signé Puech »


Source: http://assoc.orange.fr/memoiredeguerre

Cordialement,

Vini.

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Re: Camp de résisant la Gérarderie Lignère La Doucelle.13 Juin 1944 (page1)

Message  Invité le Jeu 3 Déc - 19:34

Une quarantaine de maquisards, avec à leurs tête le commandant Petri, dit Loulou, étaient installés à la Girarderie, une ferme de Lignière-la-Doucelle, isolée entre bois et champs.

Le 13 juin 1944, on leur signale qu'un camion allemand était en panne près d'Orgères-la-Roche. Deux groupes de 5 hommes se portent aussitôt à l'attaque du véhicule ennemi ; deux maquisards, Paul Lasnier et René Pelé, sont grièvement blesséss, tandis que 5 allemands sont tués, 3 sont fait prisonniers, les 5 autres prennent la fuite en donnant l'alerte.

Dans ses confiances recueillis par J-C Pichon (collection "les cahiers de la résistance de l'Ouest"), le commandent Pétri raconte :

...Vers 19h, Alain Le Gac, de garde, actionne sa mitrailleuse : le signal d'alerte. Plus de 200 soldats entouraient le bois et le champ et disposaient sur les bords de la route des mortiers de campagne. Une partie de notre équipe gagne la forêt. Les autres, dont j'étais, réfugiés dans un grenier de la ferme, tiennent en échec les allemands et tuent une vingtaine dont un officier SS. Mais, sous le feu de l'ennemi, notre situation devenait intenable. Je décide une sortie. Roland et le valet me précèdaient. Derrière moi, une grenade est jetée dans une salle que nous occupions et de ceux qui occupaient la Girarderie nous fûmes les trois seuls survivants. (...).


Parmi ce quis sont morts ce jour là, il y avais des amis que j'aimais. Delattre, que j'avais sorti de la prison de Vitré et qui vint se faire tuer à côté de moi ; Pierre Jouan, qui venait à peine de nous rejoindre...Richomme. Ceux qui ne furent pas tués dans la ferme, les allemands les amenèrent au carrefour, à 11 heures du soir, et les fusillèrent là, après d'innombrales tortures. Seule furent épargnée la file du commandant Maxime, déportée en Allemangne.
Gustae Bobo, notre hôte, Cotin, René Pelé, Robert Gougeon, Paul Lasnier, Alain Le Gac, Gilbert Zoccolini, François Cheminel et Auguste Leduc tombèrent en cet endroit.

Bilan de la journée : 11 morts, la perte du matèriel de guerre, de marchandises, de matièriel d'imprimerie.. et trois jours plus tard, par l'incendie de l'école et de la mairie par les SS..
PATTON50



(extrait de la libération de la mayenne juin-juillet-aout 1944).

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Re: Camp de résisant la Gérarderie Lignère La Doucelle.13 Juin 1944 (page1)

Message  sniper44 le Jeu 3 Déc - 21:03

voila les monuments de ligniere


stele en hommage aux fusilliers






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Re: Camp de résisant la Gérarderie Lignère La Doucelle.13 Juin 1944 (page1)

Message  Invité le Mer 26 Mai - 12:14

Des prisonniers ont été déporté dont la fille du Commandant Viel, Simone Viel.

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GERARDERIE

Message  jean marc le Dim 27 Mar - 11:44

J'y suis retourné et c'est un vrai massacre, on ne voit presque plus la stèle remplie de ronce et de fougères.

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Re: Camp de résisant la Gérarderie Lignère La Doucelle.13 Juin 1944 (page1)

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