Les Africains dans la Résistance et les maquis :

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Les Africains dans la Résistance et les maquis :

Message  mtirailleur le Lun 14 Jan - 8:41

Les Africains dans la Résistance et les maquis :


Environ 5 000 tirailleurs africains et malgaches, déserteurs ou évadés des camps de prisonniers, gagnent les rangs des FFI

(Forces françaises de l’intérieur).

On en trouve au combat dans les maquis de 38 départements métropolitains.


De même, on dénombre 52 tirailleurs sénégalais dans les maquis du Vercors, qui sont de tous les combats et participent à la libération de Romans-sur-Isère le 22 août 1944, puis du quartier de la Part-Dieu, à Lyon, le 3 septembre 1944.


On comptera 14 Africains parmi les 1030 compagnons de l'Ordre de la Libération, la plus prestigieuse des décorations de la France libre.


De même, des militants nord-africains de la cause indépendantiste se battent pour la liberté universelle aux côtés des Français durant l’Occupation.

Sahli-Mohand Chérif, par exemple, militant du Parti du peuple algérien de Messali Hadj en 1937, édite en métropole durant la guerre El Hayat, une feuille clandestine de résistance à l’occupant de la France, avant de reprendre son combat pour l’indépendance algérienne après 1945.


Il faut citer également le martyr du militant communiste algérien Mohamed Lakhdar, ouvrier métallurgiste, engagé dans les FTP en
1942, arrêté en 1943 par la police française et exécuté, mort pour que vive la France et la liberté de l’homme.



"Zézé" un senegalais ayant servit dans le bataillon Néracais :



Source :

http://maquisardsdefrance.jeun.fr/documents-papiers-tracts-f20/bataillon-de-marche-neracais-t2680.htm


Il n'est pas facile de trouver des informations sur les Africains dans la Resistance .

Voici un lien :

http://www.africultures.com/index.asp?no=3909&menu=revue_affiche_article .

Le tirailleur Addi Bâ :



Né en 1923 à Conakry (Guinée), Addi Ba arrive jeune en France, à Langeais (Indre-et-Loire).

Il s'engage dès le début de la guerre dans le 12e Régiment de tirailleurs sénégalais, avant d'être capturé, en juin 1940, avec presque toute sa compagnie.

Il est conduit à Neufchâteau, dans les Vosges, d'où il s'évade avec quelques camarades africains. Dès octobre 1940, il entre en contact avec le réseau “Ceux de la Résistance”.

En mars 1943, il participe à l'établissement du premier maquis des Vosges, baptisé “Camp de la Délivrance”, qui abrite quatre-vingts réfractaires français au STO (Service du travail obligatoire), dix-huit Russes et deux Allemands, tous déserteurs de la Wehrmacht.

Le maquis est attaqué en juillet : traqué par la police allemande, aisément reconnaissable, Addi Ba est arrêté le 15 juillet et conduit à Épinal.

Là, il est atrocement torturé mais ne parle pas alors qu'il n'ignore rien des réseaux de la Résistance dans les Vosges. Il est fusillé le 18 décembre 1943 sur le plateau de la Vierge, à Épinal.

Une rue de Langeais porte son nom depuis 1991.



Defilé de Resistants du Vercors :


Environs 52 tirailleurs sénégalais servent dans les maquis du Vercors, qui sont de tous les combats et participent à la libération de Romans-sur-Isère le 22 août 1944, puis du quartier de la Part-Dieu, à Lyon, le 3 septembre 1944.



Et voici l'histoire de Georges Dukson , les membres de forty four reconnaitrons l'article .

Georges Dukson le :" lion du 17ème"



Georges Dukson était un africain âgé de 22 ans en 1944 .

Son père, ancien combattant de la Grande Guerre, est instituteur au Gabon. Georges s'est engagé dans l'Armée française en 1939; nommé sergent, il rejoint la France et participe à la campagne de 1940 .

Il est fait prisonnier et est envoyé en Allemagne .

Il parvient à s’évader en 1943 avec un camarade et rejoint Paris .

Son camarade lui propose un poste de chauffeur-livreur dans son établissement .

Cependant pour plaire à une jeune fille il commet quelques délits et est renvoyé .

L’homme s’installe dans un hôtel du quartier des Batignolles et vie de quelques trafics .


Le 19 août 1944, les F.F.I du 17ème arrondissement s'emparent de la mairie. L'insurrection parisienne a débuté.

Georges Dukson propose immédiatement ses services et ses connaissances d'ancien sergent de l'Armée française.

Blessé au bras par une balle de fusil, il ne peut plus utiliser son revolver ... Il continuera le combat à la grenade .


Sa chemise blanche largement échancrée sur la poitrine, le pantalon retroussé et les pieds nus lui vaudront le surnom de "Lion du 17ème".

C'est vrai qu'il se bat comme un vrai lion dans les rues de Paris.

Georges Duskon aura à son tableau de chasse :

- plusieurs camions récupérés

- de nombreux allemands tués .

Il est nommé adjudant puis sous lieutenant des FFI .

Georges fait un pari avec quelques camarades .

Etre du défilé de la victoire et être photographié .


Il y parviendra .

Le voici filmé dans sa tenue de Lion du 17ème au départ du cortège du général de Gaulle qui démarre, place de l'Etoile, sa descente triomphale des Champs Elysées le 26 août.









Il semble même faire le service d'ordre ...


Il est à quelques mètres du général de Gaulle, des généraux Koenig et Leclerc, d'Alexandre Parodi ou de Georges Bidault... Georges Dukson a réussi son pari fou

Il devient à tel point célèbre qu'on lui demande des autographes....


Profitant du désordre du à la Libération qui règne dans les rues de la Capitale, le Lion du 17ème, qui a gardé son groupe de combattants, s'empare d'un ancien garage allemand, rue de Constantinople, et se met à en revendre tout le stock au marché noir.


Dans un Paris qui manque de tout les affaires sont bonnes.


Le stock épuisé, l'équipe de Georges se lance dans des perquisitions illégales, vols et autres abus de confiance.


Plus tard tient Georges tient "table ouverte" dans un bar de la rue de Chéroy.

Mais les autorités F.F.I sont alertées et décident de mettre un terme aux activités de la "bande".

Georges est arrêté et conduit au Mont Valérien pour y être incarcéré.

Profitant d'un ralentissement sur la route, il tente de s'enfuir mais est stoppé net par une rafale de mitraillette qui lui brise la jambe.


Georges Dukson décèdera pendant l'opération chirurgicale qu'il subit à l'hôpital Marmottan.



Source : http://www.liberation-de-paris.gilles-primout.fr/edukson.htm

Tirailleur Senegalais , Resistant du vercors 1944 :



En rapport avec les Africains engagés dans la Resistance Française durant la seconde guerre mondiale , voici quelques photos de Reconstitution provenant de la superbe manifestation :" Resistances " à laquelle j'ai participé du 17 au 21 juillet 2009 .

En immersion totale dans le Maquis !

Pour l'occasion , j'ai rendu hommage aux tirailleurs senegalais :" montés" au Vercors .

Ces tirailleurs effectuaient divers travaux pour les Allemands à Lyon jusqu'à ce que 3 camions de maquisards du Vercors ne vienne les libérer .

Ils sont de tous les combats et participent à la libération de Romans-sur-Isère le 22 août 1944, puis du quartier de la Part-Dieu, à Lyon, le 3 septembre 1944.

L'uniforme était le même que celui de 1940 .

J'étais rattaché à la section :" Jacquelin" tout au long de la manifestation.

Une manifestation très émouvante , surtout au moment ou nous avons rencontré Joseph la Picirella en personne à Vassieux en Vercors fondateur du Musée de la Résistance VASSIEUX en VERCORS , Résistant de renom et auteur de nombreux ouvrages sur la Resistance .




Au final une manifestation de qualité avec des participants de qualité et une très bonne ambiance .

Vous pouvez voir d'autres photos ici :

http://lauwill.free.fr/didj/res/photosres/?detectflash=false&

sur le site et le forum de l'association dissidence 44 :

http://dissidence44d2m.forum-actif.net/

www.dissidence44.com/

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